Vos images sont-elles optimisées pour votre SEO? Erreurs à éviter.

optimisation des images en seo

Je vous partage en langage clair et compréhensible les bonnes pratiques d’optimisation d’images en SEO à appliquer pour que vos images deviennent une force et non une faiblesse pour votre référencement.

EN BREF : corrigez ces 3 erreurs majeures sur vos images à l’avenir avant de les mettre sur votre site :

  1. Changez le titre du fichier image en utilisant des mots descriptifs
  2. Compressez vos images à 100 ko max
  3. Remlissez la baliser ALT

Quand j’audite un site, les images sont systématiquement dans le top 3 des problèmes techniques. Des fichiers en format PNG de 8 Mo chargés directement depuis un smartphone. Des balises alt vides sur chaque photo. Des noms de fichiers du type « IMG_1576 » qui ne fournissent aucune information aux moteurs de recherche.

Résultat : un temps de chargement qui fait fuir les visiteurs avant même qu’ils lisent votre contenu, et des robots d’exploration qui peinent à comprendre ce que vos images représentent.

Le référencement de vos images est un vrai bonus pour améliorer votre classement dans les résultats de recherche. Alors, ne les négligez plus !

Erreur n°1 : charger des images trop lourdes

C’est la première chose que je vérifie lors d’un audit de chargement de site. Une photo sortie directement d’un smartphone pèse entre 3 et 5 Mo. Celle d’un photographe professionnel peut atteindre 10 Mo. Une illustration réalisée dans Adobe? Facilement 15 Mo.

Mettez-en trois sur une page et vous obtenez un site qui met plusieurs secondes à s’afficher. Ce délai a deux conséquences directes : votre visiteur part avant même d’avoir lu votre titre, et Google enregistre ce comportement. Un temps de chargement trop long pénalise votre positionnement dans les résultats de recherche Google, c’est documenté et mesuré via les Core Web Vitals.

La bonne règle : la taille du fichier d’une image ne doit pas dépasser 150 ko, idéalement moins de 100 ko.  Squoosh (squoosh.app) ou Tinypng permettent une compression sans perte.

squoosh outil de compression image
Faites glisser vos images dans Squoosh pour les compresser sans perte

Erreur n°2 : utiliser le mauvais format selon le type d’image

JPG, PNG, WebP ne sont pas interchangeables. Utiliser le mauvais format peut doubler le poids d’une image sans raison.

WebP : le format à adopter par défaut

C’est le format recommandé par Google pour le web. À qualité identique, un fichier WebP est 30 à 50 % plus léger qu’un format JPEG. Tous les navigateurs modernes le supportent. À utiliser pour les photos de produits, illustrations, images de couverture d’articles et portraits. Un nouveau format (AVIF) émerge mais n’est pas encore supporté par tous les navigateurs.

JPG : pour les photos et illustrations

Utilisez le quand WebP n’est pas possible. Il compresse bien les photos avec beaucoup de nuances. Réglez la qualité entre 70 et 85 % : au-delà, le gain visuel est imperceptible mais le poids du fichier explose.

PNG : uniquement quand vous avez besoin de transparence

Le format PNG préserve les fonds transparents. C’est sa seule vraie raison d’exister sur un site web. En dehors de ce cas précis, il est systématiquement plus lourd. Réservez-le aux logos, icônes et captures d’écran avec texte.

Erreur n°3 : ne pas compresser les images avant l’upload

Redimensionner ne suffit pas. Une image de 1200 x 675 px non compressée peut encore peser 800 Ko à 1,5 Mo. L’objectif est de descendre sous les 150 Ko pour une image de couverture, idéalement sous 100 Ko.

Deux approches :

  • Avant l’upload (c’est à dire avant de charger les images sur votre site) : TinyPNG (tinypng.com) compresse jusqu’à 20 images à la fois, souvent avec 60 à 70 % de réduction sans perte visible. Gratuit, sans compte nécessaire.
  • Automatiquement via plugin WordPress : Imagify, ShortPixel ou Smush compriment chaque image au moment de l’upload et peuvent retraiter le stock existant. Utile si vous partez d’un site qui tourne depuis plusieurs années avec des dizaines d’images non optimisées.

Je recommande de faire les deux : compresser avant l’upload, puis laisser le plugin affiner. Vos images n’en seront que plus légères.

Erreur n°4 : laisser le nom de fichier d’origine

Sur beaucoup de sites que j’audite, les images s’appellent « IMG_1576.jpg », « photo_finale_v3.png » ou « Sans-titre-1.webp ». Pourtant, Google lit le nom du fichier image pour comprendre ce qu’une image représente.

Rédiger des noms de fichiers descriptifs, c’est vraiment facile à faire. La règle est simple : tout en minuscules, des tirets entre les mots, des termes qui décrivent ce que l’on voit sur l’image avec le mot-clé si c’est pertinent. Et pas d’accent ni de caractère typiquement français de type ç ou œ.

Nom du fichier brutNom du fichier image optimisé
IMG_1576.jpgteam-building-serious-play-paris.jpg
photo_produit_3.pngbougie-soja-parfumee-fleur-coton.webp
DSC04821.jpgbracelet-pierre-lune.jpg
Sans-titre-1.webptiers-lieu-clamart-espace-coworking.webp

Erreur n°5 : laisser le champ alt text vide

Le texte alternatif (ou balise alt) est le texte que les assistants vocaux lisent à l’oral aux personnes malvoyantes. C’est aussi ce que Google prend en compte pour comprendre ce qu’une image représente.

A faire : Pour l’accessibilité, écrivez une phrase descriptive de votre image. Pour améliorer le référencement, ajoutez des mots clés que Google lira !

Pour les images purement décoratives (fond coloré, séparateur, icône graphique), laissez l’alt intentionnellement vide. Cela indique à Google que l’image est décorative et ne transmet pas de contenu.

Pour améliorer le référencement de vos images avec WordPress, remplissez le champ « Texte alternatif » depuis la médiathèque ou directement au moment de l’insertion de l’image dans la page.

champ balise texte alternatif dans wordpress

Erreur n°6 : confondre la légende avec l’alt text

La légende est le texte visible sous l’image. L’alt text est invisible pour le lecteur mais lisible par Google et les lecteurs d’écran. Ce ne sont pas les mêmes choses et elles ne servent pas au même usage.

La légende a un impact indirect sur le SEO : Google la lit comme du contenu textuel ordinaire et elle renforce le contexte sémantique de la page. Mais ajouter une légende sur toutes les images n’est pas pertinent. Une légende inutile encombre la lecture sans rien apporter.

Erreur N°7 : charger des images très larges alors que vous affichez un timbre poste

Vos images sont peut être faites pour être parfaitement lisibles sur un format A4. Mais les internautes regardent votre contenu sur un téléphone.

Donc réduisez la taille en pixels selon ce que vous devez afficher. Votre logo n’a pas besoin d’être disponible en format géant pour être afficher en tout petit.

Les dimensions suivantes couvrent 99 % des cas :

  • Image de couverture d’article : 1200 x 675 px
  • Image dans le corps du texte : 800 x 600 px ou format carré 800×800 px
  • Image pleine largeur (bannière, hero) : 1440 x 810 px
  • Fiche produit : 800×800 px
  • Vignette ou photo de profil : 400 x 400 px

Par où commencer si votre site existe déjà ?

Si vous avez publié du contenu depuis plusieurs mois ou années, vous avez probablement des dizaines d’images non optimisées en ligne. Hors de question de tout reprendre : ce n’est pas votre priorité.

Pour vérifier votre situation actuelle, PageSpeed Insights est gratuit et liste nommément les images problématiques de votre site.

Optimiser ses images c’est important, mais tout ne l’est pas. Donc on se concentre dans un premier temps, sur ce qui a le plus d’impact : la taille des images.

Voici les différentes solutions :

  • Payant si vous avez beaucoup de contenus : Installer un plugin de compression d’image. Demandez l’optimisation de l’existant.
  • Sur vos pages principales (accueil, services) : vérifiez les tailles d’images avec cuik.io. Optimisez les plus lourdes, laissez les autres. Complétez les balises alt text.
  • Pour vos futures images : appliquez les conseils précédents

Si vous suivez ces conseils, vous aurez des images, photos et illustrations, optimisées pour le SEO. Vos futures images ne ralentiront pas votre site et elles aideront les robots à mieux comprendre votre contenu. Les images peuvent être un véritable atout pour améliorer votre référencement.

Vos questions fréquentes sur l’optimisation SEO des images

Est-ce que c’est la même procédure pour Shopify ou Wix ?

Shopify convertit désormais automatiquement vos images en WebP à l’affichage. Le renommage des fichiers et l’alt text restent de votre responsabilité et s’appliquent exactement de la même façon.

Est-ce que corriger les images déjà en ligne va améliorer mon positionnement ?

Si vos images sont très lourdes, la vitesse va être immédiatement améliorée. Ce qui a un impact positif sur votre référencement.

Je ne suis pas sur WordPress, comment compresser mes images ?

TinyPNG et Squoosh fonctionnent pour tous les sites : vous compressez en ligne avant d’uploader, quelle que soit la plateforme.

La balise alt text doit-elle être différente du nom de fichier ?

Le nom de fichier est court et technique. L’alt text est une phrase descriptive et naturelle.

Quel est le poids maximum recommandé pour une image ?

Une image devrait dans l’idéal faire aux environs de 100 ko et au max 250 ko, pour les sites de type photographie par exemple.